Bremen, les dejantés de Haruto Umezawa
Romio Kasuga veut devenir quelqu’un, mais malgré sa force surhumaine et sa volonté de fer, il ne sait pas comment. Sa rencontre avec le jeune guitariste punk Reiji l’incitera à devenir LE dieu du rock, et au passage le chanteur du groupe qu’ils décident de former : les Bremens, en hommage au conte « Les musiciens de Brême ».

Original et rythmé, BREMEN n’est pourtant pas si déjanté. Graphiquement pêchu, l’humour et les sentiments se mêlent en balayant les préjugés. Finalement subtil, le rock n’est plus un prétexte au trash mais une valeur positive ; et des personnages tel que le travesti Ryo incite à la tolérance, soulignant une vérité souvent répétée : la liberté à un prix. Cher à payer pour les Bremens, mais qui rend d’autant plus « rock’n roll » leur façon de vivre et d’assumer leur choix. Une dose de vitamine qui booste en quelques pages, malgré une fin qui abuse des coïncidences. Bouclage à la va-vite ? Peut-être, mais qui n’empêche pas de véhiculer un message d’espoir rendant ce manga indéniablement attachant.